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À 30 ans Camille de Paul est responsable chez GSM d’un service « foncier et environnement ». Sur un vaste territoire, de Rouen à Reims, il négocie l’achat de terrains et prépare l’extension de carrières et l’ouverture de nouvelles exploitations.

« Mon premier métier ? Ce fut banquier ! » raconte Camille de Paul de Barchifontaine, 30 ans, de nationalité belge, né à Uccle près de Bruxelles, marié et père de deux enfants. « Pendant trois ans et demi, j’ai géré un portefeuille de clientèle d’agriculteurs de la BNP Paribas dans le Soissonnais. La banque cherchait des salariés possédant une bonne formation agronomique et qui sachent vendre. Elle m’a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser. J’étais au contact des agriculteurs, dans leurs exploitations. J’évaluais leur gestion. J’estimais leurs besoins et les aidais à investir ».
En 2000, Camille de Paul obtenait de la prestigieuse Université Catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) un diplôme d’ingénieur agronome spécialiste de l’aménagement du territoire. « Mais j’ai voulu en savoir plus » précise l’intéressé qui a préparé en 2001 un mastère à l’Institut National Agronomique Paris-Grignon (INA P-G) intitulé Gestion du Vivant et Stratégies Patrimoniales.

 

En cohérence avec lui-même

« J’ai voulu comprendre les problèmes environnementaux de mon temps, observer de quelles manières on pouvait les résoudre et aborder leur complexité sur le terrain, qu’il s’agisse par exemple de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées, de l’implantation d’une centrale nucléaire ou encore de la gestion des crises alimentaires ».
Fort de cette expérience du terrain après avoir effectué des stages en situation en Belgique et en France, Camille de Paul n’a pas eu de difficultés à fréquenter le monde agricole. Mais l’avenir que lui dessinaient les banquiers ne l’a pas satisfait. « Il s’agissait de vendre des produits commerciaux, affirme-t-il. Au fond de moi, ce n’était pas cela que je voulais faire. J’ai décidé de quitter la banque, de recommencer à zéro ».
Par soucis de cohérence avec lui-même, Camille de Paul a alors cherché un emploi qui puisse valoriser son goût de la quête des paysages et de leurs évolutions environnementales. Au début de 2005, l’entreprise GSM a répondu la première à ses attentes.
Un large éventail de situations

« Même si mes employeurs ont été interloqués par mon parcours, reconnaît le jeune ingénieur, ils y ont décelé toutefois une cohérence avec mon travail actuel. La plus grande partie, c’est le foncier, c’est de négocier l’acquisition de terrains en contact permanents avec les propriétaires qui sont souvent des agriculteurs, les maires des villages concernés, les bureaux d’études et les administrations territoriales. C’est aussi de demander des autorisations d’extension de carrière. Mon métier aujourd’hui, c’est tout l’amont de l’exploitation des carrières, notamment pour ce qui concerne l’extraction des granulats marins ».
Pour l’heure Camille de Paul est basé à Rouen d’où il rayonne dans les carrières de GSM de l’Aisne et de la Marne et dans les exploitations de granulats de la façade maritime. « Le grand avantage de mon emploi, c’est que je fais ce que j’aime vraiment sur un très large éventail de situations, de sites et des milieux naturels, souligne l’ingénieur. Quant à ma rémunération annuelle, elle s’établit entre 35 000 et 38 000 euros auxquels s’ajoutent des primes qui peuvent totaliser deux mois de salaires et l’usage quotidien d’un véhicule de service ».
Photo : Camille de Paul, 30 ans, ingénieur agronome spécialiste de l’aménagement du territoire.


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