Cet article a été affiché le 19 novembre 2008 à 16:59 et déposé sous Carrière, sablons . Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via le flux RSS 2.0. Vous pouvez laissez une réponse, ou un trackback de votre propre site.

De milliers de tonnes de sables extraites de la vallée de l’Oise, la société Samin à Pontpoint dégage la précieuse silice, élément naturel. Elle servira en France à la fabrication industrielle des verres plats, de verres de table et des flacons de pharmacie et de cosmétiques. Voyage sur des vis sans fin.
Bâti au détour de l’Oise, sur la zone industrielle de Pontpoint, l’usine de la société Samin (siège social situé à Courbevoie) est approvisionnée des sables des carrières de Villeneuve-sur-Verberie, de Néry et de Baron. Ses sables sont extraits du sol à sec par les godets de puissantes chargeuses et très rigoureusement sélectionnés. Puis des camions les transportent à l’usine distante des sites d’extractions d’une vingtaine de kilomètres.
Le site industriel couvre sept hectares et emploie une vingtaine de salariés (dont cinq à l’extraction des sables). « L’usine traite annuellement plus de 600 000 tonnes de sables, explique Sébastien Dunet, le chef d’établissement de la société Samin. Ces sables siliceux sont des sables éoliens qui se sont accumulés sous les effets des vents. Leurs grains contiennent plus de 98 % de silice et leur granulométrie varie de 0 à 1 millimètre ».
Dans des cellules d’attrition
La silice (du latin silex) désigne l’oxyde de silicium (SiO2). Le silicium (Si) est un élément chimique naturel qui fond à plus de 1 400 ° C et qui constitue 28 % de l’écorce terrestre. Le silicium brûle dans l’oxygène pour former la silice dont il faudra faire fondre le quartz pour obtenir du verre. Mais avant d’être utilisés dans des process industriels très exigeants en termes de qualité, les sables siliceux des carrières de Villeneuve-sur-Verberie, de Néry ou de Baron subissent un procédé de traitement approfondi dans l’usine Samin de Pontpoint afin de les amener aux spécifications définis par les clients industriels.
« Ils sont d’abord passés au crible afin d’en évacuer pierres et cailloux de toutes sorte, détaille le chef d’établissement. Puis il faut enlever toutes les impuretés qui enserrent les grains de silice. C’est un lavage hydromécanique. Bien évidemment, les eaux de traitement sont recyclées et utilisées en circuit fermé avec bassin de décantation. Nos clients sont particulièrement exigeants en termes de qualité et nous leur assurons une parfaite connaissance et traçabilité de nos produits livrés. ». Les sables traités que transportent dans l’usine de grandes hélices sans fin, sont mouillés puis déversés dans des cellules dites « d’attrition » où les grains sont frottés les uns contre les autres. Les grains de silice sont lavés à grande eau une seconde fois et de nouveau plongés dans les bains de cellules d’attrition.
Un flux régulier de péniches
Sur la zone industrielle de Pontpoint, la société Samin protège des intempéries quelque 4 500 tonnes de sables de silice traités, un stock toujours renouvelé et prêt à être expédié. Le site industriel dispose au bord de l’Oise d’un quai de chargement des péniches. Plusieurs péniches sont ainsi chargées et expédiées chaque jour.
La voie d’eau est privilégiée pour les expéditions partout où cela est possible. Ainsi plus de 70 % de la production du site Samin de Pontpoint est expédié par péniche, et ceci pour un meilleur respect de l’environnement. La société approvisionne en silice industrielle des unités industrielles dans le domaine du verre plat, de la gobeleterie et des arts de la table ainsi que de l’emballage en verre et du flaconnage (parfumerie et pharmacie).
Yves-Marie LUCOT
